Se rendre au contenu

Rien ne m'oblige à donner le meilleur de moi-même au travail. Alors pourquoi le fait-on ?

Un contrat de travail fixe des heures, la descritpion de fonction et un salaire.

Mais il n'existe aucune clause contractuelle qui exige d'être perfectionniste, d'anticiper les soucis, de s'assurer que le client soit satisfait, d'être d'un processus d'améliration continue de son travail ou de faire en sorte que personne n'ait à repasser derrière soi.

Donner le meilleur de soi, n'est évidemment pas écrit dans une fiche de poste. C'est un choix volontaire, une décision humaine. Et oui, une décision prise par un collaborateur et non un fait absolu.

Quelle question est la plus pertinente? Savoir pourquoi certains s'investissent-ils à 110 % où comprendre comment une PME peut-elle préserver cet engagement?

La fierté du travail bien fait : Un levier tellement puissant mais fragile

Quand on est compétent et passionné, bien souvent on aime que le travail soit bien fait. Mais pas uniquement le travail final, mais tout le processus. Et on ne le fait pas juste "pour faire plaisir au patron" où "pour être bien vu par le patron". On le fait par conscience professionnelle, pour la satisfaction de régler un problème, de livrer un projet propre et de voir un client satisfait.

Mais cette exigence personnelle demande de l'énergie, de l'attention et une vraie charge mentale. C'est donc un investissement personnel que l'entreprise ne peut pas exiger via un contrat de travail. C'est un choix volontaire du collaborateur de consacré autant d'énergie pour son travail.

Du Kaizen à l'engagement : Le pouvoir de la confiance

Dans mon précédent article sur la méthode Kaiezn, je vous expliquais pourquoi vos collaborateurs connaissent les contraintes du terrain mieux que personne. Et que faire confiance à son équipe pour co-créer ses processus n'est pas seulement un choix organisationnel mais une preuve de respect et de confiance.

En effet, quand un collaborateur voit que son expertise du terrain est écoutée, validée et intégrée, il ne se contente plus du "strict minimum". Il devient acteur, il apporte des solutions, il fluidifie le quotidien et il s'investit naturellement.

L'anecdote qui résume tout : L'humain face au règlement

Prenons une situation très concrète du quotidien : un collaborateur a mal au genou et éprouve des difficultés à se déplacer d'un bâtiment à l'autre.

  • L'approche rigide et administrative : On lui fait comprendre que limiter ses trajets est "une faveur", qu'il alourdit la gestion interne et qu'il doit passer par la médecine du travail pour valider le moindre aménagement.
  • L'approche humaine : On lui demande simplement : "De quoi as-tu besoin pour travailler sereinement et guérir vite ? Plus de télétravail pendant dix jours ? Un aménagement temporaire ?"

Le résultat ? Dans le premier cas, la personne se sent infantilisée et punie d'avoir exprimé un besoin. Elle ferme la porte, baisse les bras et bascule dans le "strict minimum". Et peut devoir se mettre sous certificat pour laisser au temps de guérir son genou.

Dans le second cas, l'entreprise fait preuve d'empathie et de sens pratique. Le collaborateur se sent soutenu, respecté, et conserve toute son envie de donner le meilleur.

Le contrat moral : Ce que vos meilleurs éléments attendent réellement

Pour qu'un collaborateur compétent continue de donner le meilleur de lui-même sans s'épuiser, il n'attend pas de grands discours. Il attend un cadre clair et humain :

  • De la confiance : Laisser de l'autonomie et valoriser l'intelligence du terrain.
  • Du respect : Écouter les contraintes réelles (qu'elles soient logistiques, organisationnelles ou personnelles).
  • De la souplesse : Adapter les conditions de travail pour faciliter le quotidien, plutôt que de faire respecter le règlement pour le simple plaisir de la règle.

L'engagement ne s'achète pas. Il se cultive au quotidien, par l'humain, pour l'humain.

Et si on réinjectait de la souplesse et de l'humain dans votre PME ?

Quand une entreprise se base uniquement sur de règles rigides ou de processus déconnectés, ce sont toujours les meilleurs éléments qui souffrent en premier. Ils lèvent le pied... ou finissent par partir.

A ce moment, il est encore temps de débloquer les lourdeurs organisationnelles qui épuisent les équipes, de co-créer des processus simples, utiles et immédiatement adoptés par le terrain. Afin d'instaurer un climat de confiance où chacun retrouve du plaisir et du sens à donner le meilleur de soi.

Julie Castin – Kokeli


Passer de l'idée à l'action avec Kokeli

Besoin d'y voir plus clair et de structurer vos démarches ? Chez Kokeli, je conçois des outils pratiques et j’anime des ateliers collaboratifs pour aider les indépendants (de produits comme de services) à développer leur activité en toute sérénité.

Envie de faire le point sur votre projet ? Réservez un premier échange offert pour discuter de votre situation ou découvrez nos prochains ateliers pratiques et formations.